Les militants du Front de Gauche invitent les habitants à en débattre ensemble. Ne renonçons pas au changement, à nous de nous en mêler.
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mercredi 9 juillet 2014

Pique-nique du Front de gauche de Crépy-en-Valois



Malgré des prévisions météorologiques inquiétantes, nous étions une vingtaine samedi soir à pique-niquer au Parc de Géresme. Certes, en cas de pluie ou de froid, le refuge était à notre disposition mais nous n’avons même pas eu besoin de l’utiliser ! 








La pluie nous a épargnés et nous avons pu passer très agréablement toute la soirée dehors.


 
 

Salades, tortillas, charcuterie, desserts variés, chacun-e avait fait l’effort d’apporter un bon plat, souvent d’ailleurs une spécialité « maison »,  pour le plus grand régal de tous.




En raison des premiers départs en vacances, certain-e-s n’ont pas pu nous rejoindre et nous le regrettons mais dès la rentrée,






 nous comptons bien relancer à fond l’activité du collectif et toutes les bonnes volontés seront nécessaires. 








Les chantiers ne manquent pas mais les idées non plus !






Quelques photos de ce bon moment de partage et de convivialité…








mercredi 14 mai 2014

lettre ouverte à Bruno Fortier, nouveau maire de Crépy-en-Valois







A l’attention de Monsieur le Maire
Mairie de Crépy-en-Valois


Crépy-en-Valois, le 12 mai 2014



Monsieur le Maire,

Vous avez beaucoup insisté, durant votre campagne et dans les déclarations des premiers Conseils municipaux, sur votre volonté de faire vivre la démocratie et de travailler le plus possible dans la concertation avec les élus-e-s et avec vos administré-e-s.

Comme vous avez pu le constater, la démocratie locale a occupé une place très importante dans l’élaboration et le contenu du projet municipal porté par le Front de gauche. Nous sommes en effet convaincus qu’il est grand temps de rapprocher la population des débats et des centres de décisions politiques afin de lui redonner le goût de l’engagement citoyen. Nous ne pouvons donc qu’apprécier tous les efforts allant dans ce sens. 

Nous vous prions d’ailleurs de bien vouloir examiner deux propositions qui nous semblent pouvoir significativement contribuer à une démocratie locale renouvelée.

Première proposition : mise à disposition des dossiers de séance.

Tout comme l’ordre du jour des Conseils municipaux est disponible au public à l’avance sur le site et par voie d’affichage, il nous semblerait juste de mettre également à disposition de la population les documents de travail transmis à l’ensemble des élu-e-s, préalablement aux séances du Conseil. Avec les moyens numériques, cette proposition serait tout-à-fait réalisable sans coûter en argent ou en temps à la commune. Ainsi, chaque administré pourrait, s’il le souhaite, prendre connaissance des contenus qui feront l’objet des débats et des décisions ultérieurs. Ceci contribuerait utilement à l’appropriation de la chose publique par les citoyens et ne pourrait qu’accroître leur intérêt pour les affaires de la ville.

Certaines communes, dans notre pays, font déjà preuve d’initiatives innovantes en termes de démocratie. Ce que nous vous demandons ici relève de votre bon vouloir puisque la loi ne vous y oblige en rien. Toutefois, la loi ne vous empêche en rien non plus de le mettre en place puisque cela relève du règlement intérieur et donc de la volonté politique du Maire et du Conseil municipal.

Seconde proposition : compte-rendu analytique des Conseils municipaux

Les comptes-rendus des séances du Conseil municipal faisaient état jusqu’alors des différentes délibérations en mentionnant le détail des votes mais les interventions des élu-e-s n’étaient pas retranscrites dans un PV analytique. Afin que les habitants puissent prendre connaissance des positions et des argumentaires de leurs élu-e-s, nous souhaiterions que désormais, les comptes-rendus soient systématiquement accompagnés de ce PV analytique, comme cela se pratique d’ailleurs dans de nombreuses communes.

La mise en place de ces deux initiatives constituerait une belle avancée pour la démocratie dans notre ville et nous nous en réjouirions.

Nous tenons à vous préciser que ce courrier fera l’objet d’une lettre ouverte.

Dans l’espoir que vous le lirez avec attention et que vous y apporterez une suite favorable, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, nos plus respectueuses salutations.




Le collectif « Front de gauche »
De Crépy-en-Valois




PS : Vous pouvez adresser votre réponse par mail à :frontdegauche-crepyenvalois@outlook.fr  

jeudi 24 avril 2014

Le débat d'orientations budgétaires de Crépy-en-Valois


Les principaux protagonistes:

Bruno Fortier, le premier magistrat, en bon samaritain 
Jérôme Furet, le faux opposant , en pâle réplique de Manuel Valls
Jean Paul Letourneur, l'agitateur pépère du FN, qui distille benoîtement ses remarques venimeuses
Josy Carrel Torlet, la pasionaria de l'UMP, en bras armé  de l'ancienne équipe municipale
Michel Houllier et Arnaud Foubert dans le rôle des grands absents de la soirée
Les militants du Front de gauche attentifs dans le public.

1er acte

Vote des délégations au Maire et création des commissions municipales
Rien de nouveau sous le soleil. Le jeu démocratique comme à son habitude est complètement fermé. L'intervention de M.Furet pour retirer la délégation 21 au Maire ne suffit pas à lui faire obtenir son brevet d'opposant politique. Les commissions sont complètement restreintes. Seul le groupe des élus UMP a fait figure d'opposition de principe à  M.Fortier en présentant des candidatures à la tête de chaque commission ou délégation importante. Y a-t-il de vrais élus socialistes  dans l'avion pour incarner l'opposition de gauche? Non, il s'agit bien d'un choix stratégique délibéré. Triste soirée.

2ème acte

Débat sur les orientations budgétaires
Les crépynois vont devoir se serrer la ceinture surtout les plus modestes d'entre eux dans la population. Bruno Fortier fait un exposé très pédagogique de la situation financière de la ville. Il n'a pas voulu faire d'audit. Sans doute parce qu'il  connait parfaitement l'historique des finances depuis trente ans qu'il siège avec la droite au sein conseil municipal notamment avec ses anciens amis de l'UMP. Trois objectifs sont fixés. Il va falloir tenir la quadrature du cercle, à savoir diminuer la dette gobale, accomplir une pause dans les investissements et reserrer le fonctionnement. Pris dans l'étau, entre la baisse de la DGF (dotation de l'état) et le coût grandissant de toutes les charges  y compris le coût de l'application de la réforme sur les rythmes scolaires, les marges de manoeuvres sont inexistantes. Il n'y aura pas de grands projets De fait, les arbitrages sont déjà rendus par le Maire. La capacité d'autofinancement de la ville étant désormais nettement négative, il va falloir choisir entre l'augmentation très impopulaire des impôts et l'augmentation direct des tarifs des services rendus à la population. La messe est dite. Les activités périscolaires que Bruno Fortier promet de qualité seront payantes.

Le coup de théâtre

On s'attendait bien sûr à ce que les élus de l'UMP fassent un bilan plutôt flatteur de leur précédente gestion. On a pas été surpris non plus par les propos à demi-fielleux de Jean-Paul Letourteur visant à agiter la peur par rapport à de possibles emprunts toxiques et la mise en cause des chiffres de l'INSEE sur l'évolution de la population. Mais que dire de la posture affligeante de Jérôme Furet qui trouve le budget présenté par Bruno Fortier trop timoré en matière d'austérté et qui lui propose d'y aller encore plus fort sur les économies à réaliser. Car une attaque aussi hypocrite contre le pouvoir d'achat des Crépynois de la part d'un conseiller général socialiste, réclamant des coupes encore plus conséquentes dans le budget de la commune, ne peut conduire qu'à une aggravation des conditions d'existence de nos concitoyens surtout les plus modestes.


Gérard Lefèbvre

Un écho du Conseil municipal du 23 avril 2014 à Crépy

Suites d'un Conseil municipal. : Ce qu'il me reste au réveil...

La répétition 

C’est ainsi ce qu’on appelle le travail  pour préparer un spectacle.
On ne joue pas encore pour un public : on est entre soi, on joue pour jouer.
Chacun connait la musique, la chorégraphie.
On se rassure : on est entre connaissances.

 Pas de danger : on sait qu’on fait semblant.
Comme les enfants dans la cour de récréation :
« On aurait dit que tu étais le gentil, et moi je serais le bandit qui te ferait peur… »

On répète, on répète mais il faut avancer aussi, alors :
« Pas de questions ? Bon, alors on continue. »
Ou encore :
« Y’a pas d’opposition ? Bon, alors, ça va. »
Et 23 marionnettes de lever la main lorsque le maire-ionettiste tire les ficelles.
Et 2 autres de lever les deux bras à contre temps en fonction de leurs pouvoirs maléfiques de sorciers qui combattent les gentils.
Et 2 autres encore qui sont là pour des raisons obscures et ne participent à rien en faisant savoir qu’ils sont pour tout ce qui est contre et vice et versa. Et plus vice que versa.
Et d’autres encore qui n’ont pas choisi leur camp ou plus exactement qui, sans l’avouer, ne semblent pas d’accord pour assumer le rôle qu’on leur a confié : ils se verraient plutôt en assistants de metteur en scène, prodiguant ici ou là, de bons conseils au mai(t)re de cérémonie.

De petits rappels à l’ordre :
« Tu dors Etienne ! »
Sous-entendu : « Tu sais bien qu’à ce moment là, tu dois voter contre les gentils. »
Des lapsus… euh, non : nous sommes dans un spectacle et donc il s’agit plutôt d’erreurs de diction :
La baisse pour la dette,
La démocratie pour la démographie…
Un numéro de bravoure de l’opposition majoritaire à la majorité d’opposition avec réponse de la majorité d’opposition à l’opposition majoritaire (à moins que ce ne soit le contraire ?) a été suivi des applaudissements d’un attroupement qui s’était formé au fond de la salle de répétition.

Et un final unanime (…prévision du bide à venir ?) :

REMBOURSEZ …. REMBOURSEZ… REMBOURSEZ  !!

André Barnoud


mercredi 23 avril 2014

Ce soir mercredi 23 avril conseil municipal à Crépy en Valois


Photo du blog de la ville de Crépy

Date du prochain Conseil municipal :


Mardi 29 avril 2014 à 21h en salle des conseils, à l'Hôtel de Ville

mardi 8 avril 2014

Culture: une tres belle expérience socialiste en Picardie pour le 1er mai

Voici le programme des bols d’air de mai, n’hésitez pas à venir vous aérer !



Jeudi 1er mai : Fête du travail !



Visite du Familistère de Guise (Aisne) de Jean-Baptiste André Godin
Le Familistère de Guise (www.familistere.com) a été créé par Jean-Baptiste André Godin (1817-1888), industriel autodidacte (les poêles Godin c’est lui !) qui a aussi été journaliste, écrivain et homme politique. Il a adhéré à la doctrine de Charles Fourier et sera socialiste phalanstérien. De 1859 à 1884, Godin bâtit à proximité de son usine de Guise une cité de 2000 habitants, le Familistère ou Palais social, la plus ambitieuse expérimentation de l’association du travail, du capital et du talent qui ait été conduite. Le Familistère est une interprétation critique originale du phalanstère de Fourier : une utopie réalisée.
Godin meurt en 1888. Il laisse un patrimoine bâti d’une ampleur exceptionnelle, plusieurs ouvrages importants sur la question sociale et, surtout, l’exemple d’une organisation profondément réformatrice. Longtemps méconnu, Jean-Baptiste André Godin est considéré aujourd’hui comme un des pères de l’économie sociale.


 Visites guidées du Familistère (bâtiments, expositions) et spectacles en extérieur organisé par l’équipe du Familistère.
Le Familistère de Guise, c’est Ici !

Prévoir 3 euros pour l’entrée (tarif exceptionnel le 1er mai) et un pique-nique pour le midi (possibilité aussi de se nourrir sur place).

Covoiturage à 9h30 au départ de Crépy-en-Valois et d’autres villes selon les réservations. Arrivée vers 11h, nous y passerons la journée.

Si vous désirez venir, merci de vous inscrire et de me donner votre ville de départ pour le covoiturage.


Informations/réservations : 06 23 03 34 90 

Le théâtre

Les indices ne trompent pas. Cette photo a bien 130 ans. Pourtant, elle aurait pu être prise aujourd'hui! Devenu un incontournable de l'Histoire sociale, le Palais social retrouve peu à peu son allure d'antan. Godin avait raison. "Le Familistère vivra"...

lundi 7 avril 2014

Iconographie de l’abbé Pierre

Voici le texte intitulé "Iconographie de l'abbé Pierre", tiré de "Mythologies" de Roland Barthes (1957).

Un texte intéressant, pour les amoureux de la culture, et parce que, une fois de plus, ce matin en Conseil municipal, l’abbé Pierre a été utilisé dans un discours de droite comme « l'alibi dont une bonne partie de la nation s'autorise, une fois de plus, pour substituer impunément les signes de la charité à la réalité de la justice."
"Le mythe de l'abbé Pierre dispose d'un atout précieux : la tête de l'abbé. C'est une belle tête, qui présente clairement tous les signes de l'apostolat : le regard bon, la coupe franciscaine, la barbe missionnaire, tout cela complété par la canadienne du prêtre-ouvrier et la canne du pèlerin. Ainsi sont réunis les chiffres de la légende et ceux de la modernité.
La coupe de cheveux, par exemple, à moitié rase, sans apprêt et surtout sans forme, prétend certainement accomplir une coiffure entièrement abstraite de l'art et même de la technique, une sorte d'état zéro de la coupe ; il faut bien se faire couper les cheveux, mais que cette opération nécessaire n'implique au moins aucun mode particulier d'existence : qu'elle soit, sans pourtant être quelque chose. La coupe de l'abbé Pierre, conçue visiblement pour atteindre un équilibre neutre entre le cheveu court (convention indispensable pour ne pas se faire remarquer) et le cheveu négligé (état propre à manifester le mépris des autres conventions) rejoint ainsi l'archétype capillaire de la sainteté : le saint est avant tout un être sans contexte formel ; l'idée de mode est antipathique à l'idée de sainteté.
Mais où les choses se compliquent — à l'insu de l'abbé, il faut le souhaiter — c'est qu'ici comme ailleurs, la neutralité finit par fonctionner comme signe de la neutralité, et si l'on voulait vraiment passer inaperçu, tout serait, à recommencer.
La coupe zéro, elle, affiche tout simplement le franciscanisme ; conçue d'abord négativement pour ne pas contrarier l'apparence de la sainteté, bien vite elle passe à un mode superlatif de signification, elle déguise l'abbé en saint François. D'où la foisonnante fortune iconographique de cette coupe dans les illustrés et au cinéma (où il suffira à l'acteur Reybaz de la porter pour se confondre absolument avec l'abbé).
Même circuit mythologique pour la barbe : sans doute peut-elle être simplement l'attribut d'un homme libre, détaché des conventions quotidiennes de notre monde et qui répugne à perdre le temps de se raser : la fascination de la charité peut avoir raisonnablement ces sortes de mépris ; mais il faut bien constater que la barbe ecclésiastique a elle aussi sa petite mythologie. On n'est point barbu au hasard, parmi les prêtres ; la barbe y est surtout attribut missionnaire ou capucin, elle ne peut faire autrement que de signifier apostolat et pauvreté ; elle abstrait un peu son porteur du clergé séculier : les prêtres glabres sont censés plus temporels, les barbus plus évangéliques : l'horrible Frolo était rasé, le bon Père de Foucauld barbu ; derrière la barbe, on appartient un peu moins à son évêque, à la hiérarchie, à l'Église politique ; on semble plus libre, un peu franc-tireur, en un mot plus primitif, bénéficiant du prestige des premiers solitaires, disposant de la rude franchise des fondateurs du monachisme, dépositaires de l'esprit contre la lettre : porter la barbe, c'est explorer d'un même cœur la Zone, la Britonnie ou le Nyassaland.
Évidemment, le problème n'est pas de savoir comment cette forêt de signes a pu couvrir l'abbé Pierre (encore qu'il soit à vrai dire assez surprenant que les attributs de la bonté soient des sortes de pièces transportables, objets d'un échange facile entre la réalité, l'abbé Pierre de Match, et la fiction, l'abbé Pierre du film, et qu'en un mot l'apostolat se présente dès la première minute tout prêt, tout équipé pour le grand voyage des reconstitutions et des légendes). Je m'interroge seulement sur l'énorme consommation que le public fait de ces signes. Je le vois rassuré par l'identité spectaculaire d'une morphologie et d'une vocation ; ne doutant pas de l'une parce qu'il connaît l'autre ; n'ayant plus accès à l'expérience même de l'apostolat que par son bric-à-brac et s'habituant à prendre bonne conscience devant le seul magasin de la sainteté ; et je m'inquiète d'une société qui consomme si avidement l'affiche de la charité, qu'elle en oublie de s'interroger sur ses conséquences, ses emplois et ses limites. J'en viens alors à me demander si la belle et touchante iconographie de l'abbé Pierre n'est pas l'alibi dont une bonne partie de la nation s'autorise, une fois de plus, pour substituer impunément les signes de la charité à la réalité de la justice."

samedi 5 avril 2014

Lettre ouverte à Bruno Fortier



Veuillez trouver ci-dessous la lettre que le collectif "Front de gauche" de Crépy-en-Valois adresse à Bruno Fortier à l'occasion du premier Conseil municipal au cours duquel il devrait être élu maire de la ville. 





Lettre ouverte à Bruno Fortier


Monsieur Fortier,

Vous venez d’être élu lors des élections municipales de Crépy-en-Valois.

Vous allez donc logiquement, à l’issue du premier Conseil municipal, devenir le maire et le premier magistrat de notre ville.

Le Front de gauche revendique une représentation de 5,4% des électeurs Crépynois. Sachez qu’en leur nom, nous serons attentifs au respect d’une démocratie locale qui tienne compte de l’avis de tous nos concitoyens, respect que vous saurez instaurer si l’on s’en tient à votre slogan de campagne.

Même si votre programme n’est pas le nôtre, nous respectons le choix des électeurs et nous serons donc tout aussi attentifs aux diverses promesses que vous avez faites à la population, telles que, notamment :

§  Rendre compte – rendre des comptes,
§  Réformer le cabinet du Maire pour développer la démocratie directe,
§  Arrêter les contrats de sous-traitance inutiles,
§  Instaurer un dialogue ouvert à propos des quartiers des Lys et du Clos des charmes,
§  Mettre un terme à l’aberration financière concernant la zone industrielle,
§  Etablir une concertation avec les habitants concernant le vivre ensemble,
§  Développer une politique de maîtrise foncière et d’acquisition de terrains,
§  Engager une concertation publique à propos de l’éventualité d’une « Salle de spectacles »…

Nous serons particulièrement vigilants sur les choix et les modes de décision que vous ferez adopter par votre Conseil municipal.

Recevez, Monsieur Fortier, nos salutations citoyennes,

Le collectif « Front de gauche » de Crépy-en-Valois


Le 5 avril 2014


mercredi 12 mars 2014

Quel avenir pour la maison médicale de Crépy ?



Lors de notre réunion publique sur l’avenir des services de santé à Crépy-en-Valois ce mardi 11 mars, les problèmes de santé en général ont été débattus mais, plus précisément, l’actualité de la maison médicale de l’avenue de Senlis a été très largement évoquée.  

Présents à cette réunion… plusieurs médecins, dont le Dr. Dahan, ancien conseiller municipal de gauche, qui a pu exposer aux participants la situation de cette structure locale devenue une véritable institution pour la population.

En effet, la maison médicale est énormément fréquentée par les habitants de notre ville et des villages voisins. Elle emploie une soixantaine de professionnels dont 13 médecins. Aujourd’hui, elle  a pourtant de plus en plus de difficultés à survivre et on peut craindre sa disparition à terme.

Malgré l’attractivité de Crépy-en-Valois à de nombreux égards, le nombre de médecins a constamment diminué ces dernières années, ne permettant plus de répondre aux besoins d’une population grandissante. Dans le même temps, les contraintes imposées aux praticiens se sont multipliées, démotivant nombre de jeunes diplômés à s’installer. Les médecins en place trouvent facilement des remplaçants mais pas de candidats pour venir renforcer leur équipe ou leur succéder et doivent assumer avec un effectif réduit des charges devenues de plus en plus lourdes pour eux.

Ce problème n’est pas spécifique à notre ville. Depuis une trentaine d’années, le « numerus clausus » a considérablement limité le nombre d’étudiants en médecine pour des raisons de gestion comptables purement absurdes. Aujourd’hui, les médecins se font rares et les patients sont souvent condamnés à des délais d’attente importants pour obtenir un rendez-vous. A ce problème de pénurie, s’ajoute toute une série de contraintes financières et administratives qui pèsent de plus en plus sur les praticiens et les démotivent. Le système de garde est aussi compromis depuis quelques années par la centralisation des appels vers le 15. Le manque de médecins volontaires, n’arrange rien ! Les patients sont souvent obligés de se déplacer par leurs propres moyens vers Compiègne ou Senlis par exemple.

Pour remédier à cette situation compliquée, le Dr. Dahan et d’autres médecins de la maison médicale se sont efforcés de remettre en place un système de garde efficace mais ils n’ont pas été soutenus par les différents partenaires locaux.

Dans ce contexte alarmant de difficultés pour les services de santé à Crépy, la maison médicale actuelle représente pourtant un outil qui mérite d’être sauvegardé. La municipalité a le devoir de se mobiliser avec les professionnels de santé déjà en place pour trouver des solutions favorisant son maintien et son développement.

Or, que  déclare Arnaud Foubert, à quelques jours des élections municipales ?

Il nous propose de créer une seconde maison médicale avec le concours et l’appui financier de l’Agence régionale de santé, dans laquelle exercerait notamment le Dr. Pinilo, l’un de ses colistiers. Autrement dit, il abandonnerait la maison médicale actuelle à son triste sort et pire il compromettrait gravement son avenir.

Pour cela, il s’appuie sur un coûteux audit dans lequel les auteurs décrivent la situation des services de santé de la ville en concluant justement… qu’il faut une nouvelle structure ! Le hasard du calendrier faisant bien les choses, Arnaud Foubert annonce parallèlement la mise en place d’un système de garde pour les week-ends et les jours fériés… toujours en coopération avec son ami et colistier médecin.

Plusieurs questions se posent :

*Comment les auteurs de cet audit ont-ils pu réaliser cette évaluation en toute objectivité alors même qu’ils n’ont jamais pris la peine de s’entretenir avec les professionnels de la maison médicale ?

*Comment la création d’une seconde maison médicale pourrait-elle résoudre la pénurie de médecins, la difficulté à trouver des volontaires pour s’installer durablement ou prendre son tour de garde ?

*Cette période pré-électorale aurait-elle la vertu de résoudre en un seul coup de baguette magique toutes ces difficultés ?

*Pourquoi ne pas avoir choisi au contraire de consolider le pôle existant? Si les médecins de Crépy se rassemblaient dans une même structure, ils mutualiseraient leurs moyens, les frais seraient beaucoup moins élevés et la structure y gagnerait en attractivité pour de jeunes médecins désireux de s’installer dans de bonnes conditions. En outre, la maison médicale de l’avenue de Senlis pourrait s’agrandir si la mairie mettait à sa disposition les terrains disponibles situés à proximité.

Si nous voulons garantir et améliorer l’offre de soins pour les habitants de Crépy et des villages alentour (50 000 personnes concernées), ce n’est pas le moment de se disperser dans des
projets hasardeux.  Le plus juste est de maintenir le pôle existant et de concentrer tous les efforts vers son déploiement avec, notamment : le « recrutement » de médecins généralistes et spécialistes, la création d’un service d’urgence, la mise en place d’un scanner, etc…

A l’issue de ce débat, les membres de la liste « l’Humain d’abord » restent très attentifs et mobilisés sur la situation des services de santé et sur l’avenir de la maison médicale.

Nous pensons qu’une véritable démocratie locale doit prendre en compte les propositions, les idées et les critiques émises par les habitants avec un  véritable système de délégation et de représentation qui permettrait à chacun d’entre nous d’avoir un « vrai droit au chapitre ».

L’intérêt général ne doit pas être sacrifié au profit d’intérêts particuliers. 

dimanche 9 mars 2014

Quel avenir pour les services de santé à Crépy-en-Valois ?



La désertification médicale sévit partout dans notre pays et le Valois n’est pas épargné, menaçant à terme les structures de santé existantes.

Une véritable démocratie locale devrait prendre en compte les propositions, les idées et les critiques émises par les habitants avec un système de délégation qui permettrait d’avoir un « vrai droit au chapitre ».

Notre liste « L’HUMAIN d’ABORD » vous invite à un débat

Mardi 11 mars à partir de 20 heures
Salle des fêtes
Rue Nationale, à Crépy

Toute l’actualité médicale de notre ville, de notre canton et de la Communauté de Communes pourra être débattue et nous invitons les médecins et tous les professionnels de santé à venir nous rejoindre:

-        Permanence médicale d’urgence,
-        Services d’urgence,
-        Offres de santé sur la ville,
-        De la petite enfance à l’autonomie des personnes âgées,
-        Le handicap,
-        Un scanner programmé à Crépy !

-        Un accueil de jour Alzheimer à l’horizon 2015

La santé n’a pas de prix.
Elle ne doit jamais être sacrifiée.

L’accès aux soins pour tous est attaqué de toutes parts par les politiques des gouvernements successifs de ces dernières années : économies sur le dos des malades, suppressions de postes, fermeture d’hôpitaux de proximité,…

Pendant qu’on sauve les banques à coups de milliards, on nous explique que les malades vont devoir mettre la main à la poche pour se soigner, déficit de la Sécu oblige ! Et on assiste de plus en plus à l’injustice d’une santé à deux vitesses : favorable aux plus riches et de plus en plus réduite pour les autres…

Pour la liste « l’Humain d’abord », l’accès aux soins pour tous est une priorité et nous devons nous mobiliser pour défendre ce droit.

mercredi 5 mars 2014

CREPY-EN-VALOIS Le Front de gauche mise sur la démocratie

Article du

PUBLIÉ LE 04/03/2014
Par C. L.
  

  
La liste l’humain d’abord, qui présente quatre têtes de liste, propose un programme élaboré avec des habiants, pendant les réunions publiques.
  
  
otre programme a une particularité : il a été élaboré avec les habitants, au fil de réunions que nous avons mises en place dès le mois de novembre  », indique Florence Fusin, l’une des quatre têtes de la liste l’Humain d’abord. Ces réunions ont permis de dégager quatre grandes thématiques défendues par cette liste soutenue par le Front de gauche : la démocratie, l’emploi, le service public et la convivialité.
En ce qui concerne le premier thème, les candidats proposent de continuer la démarche qui a été la leur pendant l’élaboration du programme, à savoir : écouter les habitants en les consultant pour chaque grande décision à prendre. Ils souhaitent aussi «  ressusciter  » les conseils de quartiers, «  leur donner un vrai pouvoir, les moyens d’exister, avec notamment un budget participatif », poursuit Florence Fusin. En ce qui concerne l’emploi, les candidats proposent de créer un service municipal de prospection économique «  qui sera chargé de créer des partenariats avec les entreprises et de créer des conditions favorables à la venue de filières innovantes ».
Maintenir le service public
Le maintien du service public est «  un autre point essentiel, qui colle à notre positionnement politique. Nous ne voulons pas de la privation. La première chose que nous ferons si nous sommes élus, c’est de mettre la gestion de l’eau en régie municipale. D’autres communes ont ainsi allégé considérablement la facture d’eau de leurs habitants  », poursuit Florence Fusain, qui souhaite créer un pôle public, afin de coordonner tous les services à la personne. Le Front de gauche propose aussi de créer un service habitat, qui devra veiller à maintenir de la mixité dans les quartiers, et mettre en place une commission d’attribution de logements avec des règles claires, y compris pour les résidences pour personnes âgées. Cet élément fait partie de la thématique convivialité, dans laquelle on retrouve également le soutien aux petits commerces, la valorisation du tissu associatif et la création d’un groupe de médiateurs.
La liste :

Pierre-Marie Jumeaucourt, Florence Fusin, Laurent Sanchis, Jeanne Lefebvre, Jean-Yves Helary, Ginette Baudoin, Roger-Pierre Soret, Hélène Masure, François Dumont, Séverine Cordier, Romuald Ternisien, Béatrice Goret, Gérard Lefebvre, Sandrine Buessler, Pablo Hurtado, Camille Geoffroy, Johann Lefort, Marie-Andrée Martin, Daniel Kléo, Mélanie Cholet, Didier Colin, Aline Bouchez, Timothé Guichard, Ginette Kimmel, Jean-Pierre Cagniard, laudine Fallai, Serge Boullier, Gabriela Mida, quentin Jumeaucourt, Laurence Hurtado, Yves Guerre, Monique Lefevre, André Barnoud.